Titon's Rugby Club

Accueil | A la mémoire de notre ami Claude T. | Galerie photos | Contacter les Titon's

jeudi 2 avril 2009

Les Titons à Rome pour Italie-France 2009

Et voila ils sont tous rentré !

Et comme c'est une tradition chez les Os de Vie de faire un commentaire à chaque sortie, nous profitons donc de la présence de Philippe parmis nous et de son superbe résumé. Un grand merci à lui.

La route du Rome

Pas facile d’intégrer tout seul une équipe que l’on a battue 15 jours plus tôt ! Heureusement, le fair-play des Titon’s et leur gentillesse m’ont permis de parfaitement réussir cette première épreuve.

Nous voilà donc partis pour un Week end à Rome, comme dirait Etienne Daho, avec une organisation jusque là inconnue chez les Os de Vie. Ca devrait nous aider à n’oublier personne là bas !

Après les retards habituels au rendez vous, puis le cadeau surprise d’Yvon (un T-shirt aux couleurs des Titon’s ) fort apprécié –ceci dit, un polaire aurait été plus approprié- , nous voilà parti plein Ouest. Eh oui, chez les Titon’s, la géographie est parfois très approximative, voire aléatoire. Ainsi, nous apprendrons après une longue discussion que Rome est situé plus au sud que Montpellier. D’accord, on s’en fout, mais ça fait vraiment plaisir de le savoir. Donc nous voilà embarqués vers Gérone, pause pipi pour ces dames, petite collation après quelques soucis informatiques à l’enregistrement (apparemment les terminaux Ryanair ne viennent pas de chez IBM), puis embarquement dans l’avion. Et comme tous les chemins mènent à Rome, nous finissons par y arriver tard dans la soirée. Jeff fera rigoler tout le hall d’arrivée en débarquant en short et tongs sous la pluie et le froid. Comme quoi même quand il ne parle pas, on se marre quand même.

L’organisation remarquable nous transfèrera en bus sans plus attendre au pied de la gare de Termini, d’où nous rejoindrons notre « Hôtel » en compagnie de notre éclaireur David. Après quelques échanges de langue moitié chinois, moitié anglais et moitié italien (oui, je sais, ça fait 3 moitiés, mais c’est tellement compliqué qu’il faut au moins ça), nous prenons enfin possession de nos « chambres ». Petite entorse à l’organisation, nous héritons de 3 chambres de 4 au lieu de deux de 6, mais enfin, le compte y est. En tant que plus jeune de l’équipe, je me retrouve évidemment sur le lit d’en haut, accessible au prix de belles acrobaties puisque l’échelle made in china n’a visiblement pas apprécié mon poids pourtant modeste. Enfin modeste pour un première ligne bien entendu.

Une fois installés, une petite virée dans les environs permettra de nous réhydrater légèrement, en découvrant au passage que nous ne sommes finalement pas les plus mal logés. Au sens propre.

Le réveil du vendredi sera brutal, journée chargée oblige. Visites d’églises, d’églises et encore d’églises, avec quelques haltes techniques pour refaire les niveaux et réchauffer nos corps transis par le froid glacial, et beaucoup de kilomètres plus loin et quelques heures plus tard nous nous retrouvons à l’hôtel pour le grand rassemblement d’avant match. Avec les inévitables retardataires qui vont avec quand on fixe une heure évidemment. Direction le stade des Old Roma pour le grand affrontement, sous les ordres de notre guide Michel. Sortie du métro à Marconi, le stade est à 3 minutes de marche.

Une heure de marche plus tard, après avoir visité nombre de quartiers cachés de Rome, et découvert au passage les aptitudes naturelles des romains pour le tri sélectif –un tas de frigos à droite, un tas de pneus à gauche, un tas de machines à laver plus loin…-, nous arrivons apeurés sur un stade dépourvu du moindre brin d’herbe. Heureusement pour les joueurs (et malheureusement pour les autres), ce n’est pas encore là. Plus loin, donc. Michel croit savoir, mais quand il est venu « il faisait nuit et j’étais bourré », dira-t-il. Il commence à faire nuit, c’est bon signe. Nous marchons, marchons, marchons encore. Quand soudain, les marcheurs de tête hurlent de soulagement « Herbe en vue ». Eh oui, nous voilà revenus presque au point de départ, nous avons enfin trouvé le stade. Nos 2 équipes adverses, qui n’y croyaient plus, ont déjà démarré l’échauffement et vont en découdre sur le terrain pendant que nous irons enfiler nos tenues de combat. Claude ira soulager des intestins mis à mal par la bière. C’est peut être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Les joueurs présents comprendront. Je ne vous décrirai pas l’odeur ici puisqu’elle était réellement indescriptible. Eh oui, Claude, tu aimes la bière, mais la bière ne t’aime pas. Pascal nous lancera les maillots depuis l’entrée, pendant que nous nous changerons en apnée telle une bande d’Enzo dans le grand bleu. Une chance en fait, compte tenu de l’exigüité du vestiaire, qui n’aurait pas permis d’accueillir la totalité des participants simultanément.

Nous retrouvons donc nos renforts palavasiens sur la touche pour tenter de constituer une équipe tripartite Titon’s/Corsaires/Osdevie . Dans la douleur, puisque sur les 25 joueurs annoncés sur la feuille de match, seuls une quinzaine auront répondu à l’appel des crampons. Et dans quel état ! Un état, que la marche forcée n’aura pas spécialement arrangé non plus. Petit échauffement donc, puisque les pattes sont déjà chaudes bouillantes. A peine le temps de prendre les marques, et nous voilà propulsés sur le stade face aux palois de chez Total. Nous éviterons habilement toute digression sur les stock-options ou les licenciements en cours pour nous concentrer sur le jeu. Premier engagement, qui est visé, je vous le donne en mille : ma pomme. Pas d’en-avant sur la réception, c’est plutôt bon signe. Nous ferons jeu égal avec nos adversaires pendant au moins 20, euh non 15, enfin 10, euh disons 5 bonnes minutes, avant de nous faire transpercer par des trois quarts rapides et habiles, ou l’inverse, c’est comme vous voulez, mais on en a pris plein la gueule. Notre tactique de défense semi-inversée en dent de scie a montré ses limites. Malgré quelques poussées encourageantes, les gaziers enfileront les essais comme Rocco Sifredi enfile les partenaires. Enfin, c’est une image, mais assez réaliste je dois dire. Une belle rouste donc, mais compte tenu de la différence d’âge, de la marche commando d’avant match, de la bière, de tout ça donc, nous avons plein d’excuses donc l’honneur est sauf. Et puis nous avions encore un match à suivre, donc fallait se réserver.

Deuxième match contre les italiens. Cette fois ci on joue pour de vrai. On chante la marseillaise comme les vrais. Même s’ils nous ont bien eus avec le coup des crampons moulés, nous comptons défendre chèrement notre peau. Le combat est rude, ça percute fort devant. Leur manque de technique est compensé par une brutalité à peine mesurée. Et un peu contre le cours du jeu, ils nous planteront en essai en contre. 1-0 pour les autochtones donc. Afin d’éviter l’humiliation, devant notre état de décomposition physique avancée, les palois nous prêteront quelques joueurs afin d’apporter un peu de sang jeune, à défaut d’être frais. Quelques belles actions se concluront à quelques mètres de l’en but, deux fois sur l’aile gauche, et surtout une belle percée de notre briton Allan, que les kilos superflus ont toutefois empêché d’aller à dame. Mais la volonté finira par payer, puisque les Italiens ne savent plus quoi faire pour approcher du ballon à part plonger ou rentrer sur le coté, voir par derrière dans les regroupements. Mais l’arbitre veille au grain, et c’est sur une pénalité rapidement jouée à la main que l’ailier ira finalement égaliser avant le coup de sifflet final. Trois incidents à déplorer sur cette rencontre : Un joueur palavasien légèrement blessé (petite entorse à la cheville), Olivier victime d’un coup de coude qui lui donnera un beau cocard par la suite, et Jeff qui perdra son short en fin de match. Heureusement, Karine veillait au grain, et l’intégralité de son anatomie ne sera pas dévoilée aux spectateurs. Juste le derrière.

Avant d’affronter une nouvelle fois l’odeur des vestiaires, nous procédons à une petite réhydratation au moyen d’un breuvage artisanal confectionné par les palois, à savoir un liquide à base d’eau et d’anis dont l’abus est dangereux pour la santé. Comme prévu, l’odeur est toujours là. Douche rapide donc, d’autant que le réglage de la température laisse à désirer, puis départ en car -merci Palavas- vers la salle de banquet pour la réception.

Le repas sera digne de ce qui se fait de mieux en la matière. On dirait que les italiens sont venus en stage à Frontignan. Coté chansons, nous aurons évidemment droit aux chants basques et non basques de nos amis palois, les autres joueurs n’étant pas en reste non plus. Belle démonstration italienne reprenant leur hymne préféré en cœur également. Très bon repas donc, un peu terni par la grappa finale, une eau de vie de piment concentrée à 150° et additionnée de poivre à boire cul sec. Un vrai cours d’anatomie digestive. Tu sens bien le trajet, là. Nous partirons un peu précipitamment, mais l’offre des palavasiens qui nous prêteront leur car pour rentrer ne pourra être refusée, même si nous connaissons maintenant un raccourci pour rejoindre le métro. Seul souci, le car n’étant programmé que pour les palavasiens, ils nous lâchera au milieu d’un carrefour peu après les avoir déposés. Une bonne heure plus tard, et quelques ronflements de Jean Marc plus tard, un car de rechange terminera le trajet, e voilà cette journée qui s ’achève par une courte nuit de sommeil réparateur. Courte nuit que certains feront précéder de quelques gouttes de boisson maltée écossaise pour se remettre de leurs émotions.

Samedi, jour du match. Pas de nous, celui des pros. Après un petit déjeuner moins frugal que celui de la veille, nous nous dirigeons lentement en troupeau vers le stade. Encore quelques haltes techniques pour admirer l’architecture locale dans des verres plaqués or, puis la transhumance commence entre la place del Popolo et Flaminio. Heureusement qu’il y a des français pour montrer qu’il se passe un événement rugbystique majeur ce jour là à quelques hectomètres. On est loin d’Edimbourg ou de Dublin. Les Italiens ont encore du chemin à faire de ce coté là. Collation rapide, installation dans les tribunes, hymnes, du classique donc. Le suspens est rapidement tué par les français, à tel point que certains s’endormiront dans les tribunes en deuxième mi temps. Belle victoire des français donc. Les italien on aussi beaucoup à apprendre de ce coté là. L’après match nous verra nous déplacer vers des lieux plus anglo saxons pour tenter de voir le dernier match de la soirée dans une ambiance légèrement houblonnée. Beaucoup de kilomètres plus loin, nous finirons par trouver notre bonheur et notre Guiness dans un pub sympathique, ce qui nous permettra d’attendre sereinement l’heure du repas.

Nos trouverons ensuite un petit restau sympa vers la place da la Navonne, et pendant que Noelia négociera -et boira- l’apéro, le patron tentera de faire rentrer quatorze places sur 3 tables de 2. Et surtout il tentera de nous convaincre que ça rentre. Sans succès. Nous opérerons donc une légère translation jusqu’à un établissement plus largement dimensionné, pour profiter d’un repas et d’un après repas des plus sympathiques, avec un Jeff au sommet de sa forme devant une assistance captivée. Un petit passage vers le pub sus-cité histoire de ne pas rentrer à sec, et nous retournons à nos pénates où la bouteille de whisky entamée la veille nous attend. Comme le dit si bien le proverbe : il faut toujours finir ce que l’on a commencé. Sur ces bonnes résolutions, Noelia tentera de nous faire un cours d’anti intrusion sur les dernières techniques chinoises, des histoires de boules et de rondelles, et Allan tentera en vain de nous persuader qu’il n’est pas gros. C’est comme si on disait que Jean Marc ne ronfle pas. Pendant que nous prendrons une dernière inspiration d’air frais avant d’intégrer nos chambres respectives, certains testeront avec succès les limites de résistance des lattes, pendant qu’Yvon se laissera aller à quelques débordements techniques.

Une courte nuit plus tard, c’est l’heure du départ. Du classique. Valises, métro, bus (au passage bel exploit de notre trésorier qui évitera de payer la totalité des billets), aéroport, puis avion avec le frère de Chabal, et atterrissage dans les pays chauds à Gérone sous des latitudes proches de celles de New York. Si vous avez suivi le début, vous voyez, vous avez l’air moins bête maintenant. Tout le monde regagnera ses foyers dans la soirée pour un repas léger et une très grosse nuit de sommeil avant de reprendre le chemin du boulot dès lundi. La vie est parfois injuste.

En attendant, je tiens à remercier tous les Titon’s pour leur accueil, j’ai découvert une équipe différente de celle que je connais, mais finalement tellement proche, avec son déconneur, son trésorier, son boulet, son ronfleur, son gros, son timide, son organisateur (ah non, ça on n’a pas, nous), son président, son susceptible, enfin tous les Os de Vie transformés en Titon’s . Et une grosse envie de recommencer. Il n’y a plus qu’à décider ma femme pour le voyage en nouvelle Zélande en 2011. Si quelqu’un a une idée, je suis preneur.

Philippe.

P.S. Non, Allan, tu n’es pas gros. Mais fais gaffe quand même.

Quelques photos de nos exploits :


lundi 10 octobre 2005

Wanstead Veni Vidi Vici !

Weekend du 1er octobre 2005 en Angleterre, le compte-rendu de Stéphane Faure.

Le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant défit l’armée anglaise de Harold II à Hastings. Malgré une infériorité numérique et face à des fantassins armés de haches, ce noble venue de France mis en déroute les saxons par sa cavalerie lourde et ses brigades d’harballetiers ; déjà, le ‘french flair’ avait pris le pas sur la force brute.

Un millénaire plus tard, une autre escouade traversa la Manche et mis en pratique l’art de la stratégie et de la récupération éthylique accélérée pour rappeler que si une gare de Londres se nomme Waterloo, l’honneur et la bravoure porte encore un béret basque et pue du bec le fromage à pâte molle…

Délaissant les lourds voiliers, ce nouveau contingent d’envahisseur avait pris le parti de sauter le ‘Chanel’ par avion et ainsi fut le premier miracle de cette épopée ou nous fûmes au complet pour l’embarquement aéroportuaire ; ce jeudi soir venteux, alors que les rumeurs de la journée s’évaporaient déjà des esprits tendus vers de nouveaux défis, le soleil de Montpellier bénissait nos fronts de ses rayons dardés d’un horizon où un destin allait nous rapprocher de la geste de Guillaume le Conquérant. La tramontane, poussant dans notre dos et soulevant nos chevelures rebelles, attisait les dernières senteurs d’un été occitan, rappel odorant que nous étions une part, ne serait que modeste, de la fierté de ce pays que nous allions quitter.

A défaut de Duc de Normandie, ce fut un triumvirat qui pris la tête du détachement, fort indiscipliné au demeurant : Claude qui étrennait toute l’autorité d’une cinquantaine naissante, Daniel dont la stature et l’assurance montrait la bonne attitude à des soudards déjà assoiffés, et enfin Vonvon, l’immense Vonvon, adjudant-chef à la voix de velours et à l’œil frisant, tour à tour fois mère poule rameutant ses poussins ou chien de berger hargneux houspillant les moutons les plus indociles qu’ils fuent.

Ce dernier, cahier d’intendance à la main, compta les effectifs, organisa les transbordements automobiles et distribua, tel un négrier, des charges supplémentaires à de malheureuses victimes: un tel hérita des maillots, d’autres de bouteilles de ce merveilleux nectar, offrande de notre terre à nos hotes ; bizarrement, un mystérieux bagage entouré de la plus vile des ficelles et surnommé « la valise diplomatique » ne quitta jamais les environs du trésorier qui la couvait du regard comme l’aigle surveille le gai lapin qui gambade dans les prairies de l’insouciance, ignorant le sort funeste qui l’attend. D’aucuns on cru reconnaître dans cette valise grossièrement ficelée un collector du film ‘La traversée de Paris ‘, d’autant plus que l’histoire montrera qu’elle contenait son pesant de cochonnailles.

En deux temps et trois mouvements, toute la troupe se retrouve dans l’aéronef plein comme un œuf (les évènements suivants confirmeront que cette « pleinitude » ne sera que la première d’un longue et affligeante suite). L’avion pris son vol à temps et si le voyage fut si long ce n’est que parce que le pilote eu l’idée saugrenue de survoler Dijon pour rallier Londres ; un peu plus, nous faisions un détour par Berlin ! Malgré cette trajectoire fantaisiste, les alentours de la capitale anglaise nous accueillirent sous un manteau de nuit et c’est telle une longue file de conspirateurs que nous ralliâmes la station de Liverpool Street, puis par métro la station de Lancaster Gate et après un périple à marche forcée, notre hôtel, havre tant désiré. L’horloge avait allègrement tourné et c’est dans l’urgence que nous dûmes prendre nos quartiers car déjà la soif assaillait nos entrailles desséchées alors qu’il ne restait plus qu’un quart d’heure avant le funeste couperet de onze heures qui, en Angleterre, pays barbare et ceci le prouve, prive le briton de tout godet supplémentaire.

Devançant l’épouvantable son de cloche, nous nous réfugiâmes dans le plus proche pub et récompensant notre célérité, une première pinte fraîche humidifia nos gosiers craquelés. Ce juste moment de béatitude ne dura point car nous ne vîmes jamais les sœurs de cette première pinte ; la faute à l’insupportable attitude obtuse si typiquement britannique du tavernier qui refusa malgré une ambassade présidentielle d’ouvrir plus longtemps ses robinets à houblon. Chassés de cet abris à qui notre présence faisait trop d’honneur, certains prirent le parti de se disperser à la quête de nourriture plus substantielle alors que d’autres à l’âme inspirée par le Dr Livingston partirent explorer plus profondément l’hôtel et découvrirent dans les soubassements obscurs une alternative acceptable que le troquet au propriétaire revêche : le bar de l’hôtel ouvert jusqu’au milieu de la nuit. Alléluia !

Réfugiés là, dans cet obscur réduit où un gratteux anonyme s’usait les doigts sur cinq cordes mal accordées, nous fîmes contre mauvaise fortune bon foie. Votre serviteur éclusa son quota de houblon fermenté jusqu’à fort tard mais pas assez pour assister à la mise à sac de la « valise diplomatique ». Des bruits courent racontant que cette dernière contenait outre quelque liqueur anisée et moult raisin fermenté languedocien, force charcuteries propres à restaurer de vaillants gaillards. Enfin… la valise fût promptement pillée cette nuit et les absents ont encore torts. Une autre légende urbaine concerne Jeff et ses amours putatives suite à un défi optimiste sur une partie de billard ; si sa queue a eu du mal à guider ses boules, on ne sait si ce fût le cas de son adversaire, bien que la mine défaite de WikiWiki au petit matin porte à supputations…

Le rendez-vous du lendemain laissait déjà apparaître cernes et teints brouillés, d’autant plus que Claude dans un geste, apparemment altruiste, mais en fait délibérément sadique, était allé taper à toutes les portes pour distribuer des bons pour le petit dej, et ce, dés potron-minet : huit heures trente. Pour certains le réveil fût rude, pour d’autres, nul ne le sait car en l’absence de réponse aux cognements à leur porte, le doute reste de savoir s’ils étaient dans le coma ou en découchage.

Tous les volontaires, à peu près frais, regroupés au bas de l’auberge, nous partîmes à l’abordage de Londres. Après la traversée de Hyde Park, point zéro sur Harods, remontée sur Buckingham Palace puis direction la Tamise où après être passés devant Big Ben et avoir traversés le fleuve longuement décrit par Biron, nous trouvâmes asile dans un pub mitoyen au Saatchi Museum. Cette halte était autant attendue par nos pieds brûlants que par nos organes hépatiques qui bien que convalescents de la nuit précédente se mirent à nouveau à l’honneur en montrant leur fabuleuses capacité de filtrage de Guinness.

Ces agapes de mi-journée expédiées, il fallut prendre la route de l’après-midi dédiée au shopping avec comme cibles un magasin de sport sur Regent Street, pour certains une grande surface de jouets et d’autres la collecte de souvenirs. Tous occupés à fureter, le rendez-vous de six heures s’annonça rapidement et la majorité du groupe convergea vers Trafalguar Square, au pied de la colonne supportant la statue du célèbre amiral borgne. Le temps de patienter pour les retardataires et nous étions partis à chercher un restaurant. Très vite, il apparu que notre abondante cohorte ne trouverait place dans un seul établissement, d’autant plus que les opinions sur le type de cuisine divergeaient autant que le gabarit de notre capitaine comparé à celui d’un petit rat de l’Opéra de Paris. Bref ! Il fut décidé de se scinder : un groupe partit découvrir les délices de l’Inde, un autre composé de Riri, Chuby et Loulou se concentra sur l’apéro et un dernier groupe s’évanouit dans un ruelle sombre. De ce qu’il advint après ce repas, les histoires divergent mais trois faits semblent avérés :

- David est un pseudonyme, son vrai nom est Alan et il est connu dans Londres comme le loup blanc - WikiWiki a plaqué direct et sans avertissement, un « rosbeef » qui se vantait devant lui d’être demi d’ouverture…ceci en pleine boite de nuit - Le même, après avoir baffé trop vigoureusement un videur s’est faire vidé (logique non ?) de la boite après être aller vérifié de près la propreté de la moquette du lieu.

(ATTENTION : paragraphe à sauter pour les âmes sensibles) Mon sens de la camaraderie m’empêche de rappeler le pénible retour à l’hôtel et ce n’est que pour l’anecdote que je rapporte la tentative d’un joueur, qui doit rester anonyme, de se coucher sur un lit superposé. Alors que la performance semblait aboutie, elle fut démentie quelques minutes plus tard par le bruit sourd d’une chute. L’auteur de l’exploit précédent est aussi, m’a-t-on dit, capable de soulager son estomac vaseux à une distance fort respectable du lavabo, pourtant relativement exigu. Aux dernières nouvelles, des négociations sont en cours avec le cirque Pinder pour mettre à l’affiche deux nouveaux numéros « Le Zizou volant (qui tombe comme une m…) » et « L’homme moitié goret, moitié lance d’incendie »). Les trapézistes peuvent s’inquiéter d’une telle concurrence et le public peut déjà prévoir des imperméables. Cette nuit agitée fut aussi le théâtre d’un forfait que Scotland Yard tente encore d’élucider : le vol du pyjama de Sophie. Malgré une battue à travers l’hôtel avec une meute de chiens policiers, on est toujours sans nouvelle du malheureux vêtement et son voleur court toujours… sûrement nu comme un ver dans Hyde Park en se prenant pour Napoléon.

Le lever des corps le jour suivant fût, vous l’aurez deviné, un exercice périlleux… ce qui n’empêcha pas une file d’intrépides d’aller dans la jungle de Portobello Street , bondée d’indigènes et de touristes, chiner les antiquités. L’aventure prît toute la matinée et après une légère collation nous nous regroupâmes au bas de l’hôtel pour filer vers le terrain de nos futurs exploits. Déjà la traversée de Londres en « tubes » n’était plus pour nous qu’une formalité tant les aptitudes de Claude « Œil de lynx qui s’oriente de doigt au vent » et celles de Vonvon « L’homme qui cherche péniblement son chemin sur la carte » s’étaient imbibées de la géographie du berceau d’Oscar Wilde. Le résultat fût que nous descendîmes avec seulement quelques minutes de retard au lieu de rendez-vous. Ce retard était apparemment trop faible car personne ne nous y attendait ! Finalement, au rythme des allers-retours de nos amis de Wanstead et de taccos, nous parvinrent au club-house surplombant le terrain de rugby.

Paumée au fin fond de la banlieue de la banlieue de la banlieue londonienne et se dressant au sommet d’une colline, la bâtisse dominait de vastes près verts dont l’un était balisé de poteaux de rugby. Le terrain ainsi défini avait l’étrange particularité d’être en pente dans le sens de la largeur : l’ailier gauche jouait à un altitude de quatre mètres supérieure à celle de l’ailier droit. Une autre spécificité britannique est que, sans doute par soucis écologiques, le fertilisant du terrain consistait en des crottes de chiens savamment dispersées.

L’inspection de la piste de danse terminée, je pris piolets et pitons pour remonter vers l’antre wansteadien en même temps que Cormac, l’irascible irlandais y débarquait. Dans le couloir menant au vestiaire, je croisais un premier adversaire : un bon quintal et demi sous une tête directement posée sur les épaules ; histoire de planter le décors, je le bouscule nonchalamment et le colosse affolé par mes soixante dix kilos de muscles aussi puissants que déliés, comprend tout de suite que c’est à lui de s’excuser, ce qu’il ne maque pas de faire en baissant le regard. Ce premier point mis au clair et l’ascendant psychologique assuré, j’ouvre la porte du vestiaire et l’ambiance de ‘Raging Bull’ me saute au visage: une salle aux murs nus au milieu de laquelle trône un ring de boxe, des sacs de sables autour et, dans un coin, un poste de lever d’altères. Parsemant cette salle, comme des marguerites au milieu des champs, se trouve l’équipe des Illford Wanderers : du british, du vrai, élevé à la ‘stout’ et à la vache folle, le porridge suintant par tous les pores de leur peau blanchâtre. Des âmes sensibles auraient pu être impressionnées par ces gabarits de garçons bouchers, mais notre mental n’en fût que plus raffermi et ce sont dans l’allégresse et l’optimisme que nous enfilons l’habit de lumière.

L’échauffement se fait sous un ciel lourd de nuages et, bien sûr, c’est juste avant le match qu’une onde des plus britanniques s’abat sur nous. Nous voyons alors les vagabonds détaller comme des lapins vers le vestiaire : seraient-ils faits du même métal que le Goret ? Seuls sur la pelouse, nous finissons par prendre le parti de les rejoindre à l’abris de la petite maison dans la prairie. La salle de boxe a accueilli durant ces péripéties météorologiques l’équipe de Wanstead.

Un bon quart d’heure plus tard, le ciel n’est toujours pas tombé sur nos têtes gauloises et la fureur céleste s’est apaisée. Nous revenons sur le terrain où surprise ( !), l’équipe de Wanstead s’est substituée à celle de Illford. Pour nous, pas de problème, le british de Wanstead ou le british de Illford, c’est du pareil au même : de l’essuie-pieds à rucking pour nos crampons.

Le début du match le prouve : Wanstead est repoussé dans sa moitié de terrain et ne doit son salut qu’aux ballons récupérés ou en nos maladresses qui leur permettent de récupérer la balle et de dégager du pied, se libérant quelques secondes de notre pression. Ces petits jeux durent toute la première mi-temps où Wanstead ne passe pas plus d’une minute dans nos cinquante mètres. Les quelques relances de folie de Casper, la menace fantôme, n’y feront rien ; après des courses de plus de la moitié du terrain, il y a toujours un grain de sable qui bloque l’engrenage. Le fait le plus notable est que notre vaillant capitaine, suite à un départ au ras, soucieux de la hauteur de la pelouse a essayé d’aller la tondre avec les dents. Curieuse tentative dont les taupes du coin se souviennent encore.

La deuxième mi-temps recommence dans le même schéma, nous chez eux, et eux se dégageant à la va comme je te pousse en catastrophe… quand soudain le déclic se fait sur une mêlée au milieu du terrain ; suite à une mêlée, Bruno N. fait un départ au ras côté droit, se fait plaquer mais réussi à passer à Christophe M. qui provoque un regroupement dix mètres plus loin, Bruno N. se relève, fonce vers le regroupement et ramassant la balle qui vient de sortir, ouvre à gauche sur Thibaut, ce dernier s’essaye à un coup de pied rasant qui malheureusement est contré par le demi d’ouverture adverse mais Bruno N., encore lui, a suivi et ramasse la balle, revient intérieur pour fixer la défense ; cette dernière resserrée, Bruno ouvre vers Daniel à l’aile qui évite l’ailier de Wanstead revenu en travers, puis va marquer à dame malgré le retour d’un talonneur adverse. Le public est en délire, les jeunes filles jettent leur string vers un Daniel à l’air toujours modeste.

Le match reprend sur le schémas précité quand Nicolas N., encore lui (!), après un percée monstre de trente mètres au milieu des avants adverse se claque. Bravo Nicolas, les grognards auraient été fiers de toi. Cela sera la seule séquelle sérieuse à ce jour.

Le deuxième essai a lieu deux minutes plus tard suite à une pénalité à dix mètres de la ligne d’essaie anglaise. Jeff joue à gauche sur Vonvon qui va péter dans son inimitable style léger et délié ; suite au regroupement qui suit, Jeff ré-ouvre à gauche vers Thibaut qui part en travers pour embarquer la défense et passe intérieur à cinq mètres de la ligne sur un avant qui se fait tout de suite plaquer ; qu’à cela ne tienne la tactique est la bonne, Jeff ré-ré-ouvre à gauche sur Thibaut qui embarque son alter ego vers la gauche permettant à Ronan de percer à l’intérieur pour aller « scorer ».

La messe est dite et Wanstead laissera tourner la dernière minute avant de plier bagage.

Après un court répit de cinq minutes, nous reprenons contre Illford qui n’a pas abandonné son look de troupe de Jack l’Eventreur.

Au souvenir, il semble que le seul moment où les Wanderers sont venus dans notre moitié de terrain, c’est lors du coup d’envoi ; le reste du temps, nous avons campés dans leur vingt-deux mètres. Tout comme le premier match, la première mi-temps nous sert à fatiguer nos adversaires. Tout commence vraiment en deuxième mi-temps avec l’entrée de Daniel « Tiger » Rizzardi. Un de ses exploits défraye encore les chroniques du monde rugbystique : alors qu’un de leur gros venait de s’essuyer le genou sur les cotes d’un des notre, Daniel « La foudre » remonte son bras en arrière comme s’il avait un chistera et châtie l’impétrant d’une châtaigne à l’ancienne, se relève et défie d’un regard noir le troisième ligne qui venait venger son camarade. Cette algarade remet les choses à leur place mais n’améliore pas notre score aussi nous faut-il repartir à la charge. Cela semble se concrétiser quand Alan est emmené par le paquet derrière la ligne mais le perfide arbitre briton nous refuse l’essaie : « too much hands on the ball. ». Le seul hic pour lui, c'est qu'il n'y avait que les nôtre de mains sur le ballon. Ce n’est que partie remise et lors d’une pénalité aux vingt mètres à gauche des poteaux, l’arbitre intime à Claude « Wait !! ». Claude waite. L’arbitre autorise enfin « Now, whenever you want... . Maîtrisant assez mal la langue du chat qui expire... il comprend "maintenant c'est quand tu veux" alors qu'il fallait comprendre "si vous marquez... je vous le refuse !!!"... donc, sur cette confusion, il passe le ballon à Chistophe M. qui marque et le putain de fucking referee nous le refuse. Il en faut plus pour nous décourager et deux minutes plus tard, suite à un regroupement face aux poteaux, on ouvre sur le goret qui comme d’habitude dédaigne d’envoyer la balle vers l’aile car ça lui ferait trop mal aux c… Passons, je m’égare. Donc le goret capte la balle, fait un premier crochet intérieur pour éliminer son vis-à-vis, un deuxième crocher pour éviter un troisième ligne en maraude puis va s’empaler sur l’arrière défense des Wanderer, il semble que ce soit la Huche qui passant par là ramasse la balle et concrétise enfin notre domination. Sur ce, l’arbitre craignant une déferlante d’essaies siffle la fin du match.

La troisième mi-temps sera un des moments de bravoure du club où durant six heures nous chantons jusqu’à plus de voix et buvons jusqu’à plus soif. Ce fut si grand qu’indescriptible!

Bruno, notre capitaine poète, en profite même pour dédicacer une ode à notre président:

« Tel un chef, de sa main virile, il a insufflé le 'La", Orchestrant ainsi notre bande de lubriques Gaulois, Renversant la vapeur, faisant fi des douleurs, Il a su risquer la calomnie,voire les sournoises rumeurs, Parodiant à l'excès, la politique de la main tendue, Initiant maintes clefs de "Sol", voire de pieds dans le "UT", D'un repli de ses doigts, il nous a montré la voie, Bref, il a été le saigneur des "Hot" de ces bois... »

Le retour dans le tube londonien est des plus folklorique et le reste de la soirée restera confiné dans l’ombre de la légende cachée du club. Le fait le plus remarquable est qu’un sobriquet y est né : Jean-Jack Daniels. Pour la petite histoire, Yannick avouera « Ben, moi, j'étais tellement saoul que je ne me souviens de RIEN du tout. J'ai même pas l'impression d'être parti».

Il ne faut pas non plus oublier tous ceux qui nous ont accompagnés et sont restés sur la touche pour nous encourager, enregistrer l’évènement (Laporte va utiliser les vidéos pour perfectionner le jeu de l’équipe de France) où veiller à nos petits bobos.

Là il n’est plus rien à raconter si ce n’est que les célébrations prévues cette semaine de la victoire anglaise de Trafalgar ont, de sources sûres, été pour toujours annulées pour devenir à jamais jour de deuil national outre-Manche.

Veni, Vidi, Visky… (comme dirait JJ).

Et voilà toutes les photos ... enfin presque ! Pascal a réalisé une superbe vidéo souvenir ... soft, Arnaud, à quand la vidéo XXL ?

dimanche 9 octobre 2005

Londres 2005 - Wanstead

Les autres photos dans la galerie:

jeudi 1 septembre 2005

Déplacement en Angleterre le week-end du 1er octobre 2005

Le 29 septembre 2005 est l'évènement de l'année. Nous partons en Angleterre pour participer à un Tournoi INTERNATIONAL (la télé sera là !) à Wanstead, dans la banlieue nord-est de Londres.

Le club des Wanstead est impressionnant, fondé en 1892, il donne la chair de poule .. et comme dit notre président "Ils ont plein d'équipes, ça va des vétérans jusqu'à l'embryon. On a intérêt à être à la hauteur, Ils communiquent avec le gratin du Rugby, ils ont un palmarès à faire pâlir un Toulousain."

Leur site : http://www.intheteam.com/home/home.asp?ClubId=7453

Organisation

Départ de Montpellier jeudi 29 septembre.

Rendez-vous à 17h pétante sur le parking IBM, nous serons "taxi-drivés" jusqu'à l'aéroport où l'avion décollera à 18h55 - Vol 633 Ryanair.

Retour dimanche 2 octobre à 18h30 - Vol 632.

Hébergement

Nous logerons à l'hôtel Wake up London , dans des chambres de 3 ou 4.

Le plan :

plan Wake UP London

Prévoyez un budget pour les déplacements sur Londres Centre ville, les bières (que nous nous offrirons mutuellement) ... dixit Bertrand

Météo

Attention, prévoyez vos vêtements de pluie et de quoi vous couvrir... nous quittons la douceur de notre climat tempéré à influence méditerranéenne... et les prévisions météo changent tous les jours ... va faire beau .. va pas faire beau... mystère ... voilà les dernières prévisions au 29/09 10h30.

JEUDI Hi: 16°C Lo: 13°C Assez Nuageux

VENDREDI Hi: 21°C Lo: 12°C Petite Pluie

SAMEDI Hi: 18°C Lo: 8°C Assez Nuageux

DIMANCHE Hi: 17°C Lo: 8°C Ensoleillé

Déroulement du tournoi par Daniel

Voilà les info complémentaires glanées par les chefs Daniel, Yvon et Claude auprès de Peter le président des vétérans de Wanstead :

Les Equipes:

3 clubs s'affrontent, Wanstead, Ilford et nous. D'après Peter, Ilford est relativement faible, on les rencontrera en premier.

Les règles:

2 matches pour chaque équipe avec des mi-temps de 20 mn, soit 80 mn de jeu par équipe. On applique les règles du 15, on pousse les mêlées, on peut jouer au pied, on peut taper les pénalités, C'est nouveau pour notre club.

Arbitrage:

On sera arbitré par un arbitre de première ligue qui parle Français. Il privilégiera l'esprit, Surtout dans le domaine de la mêlée.

Planning du samedi 1/10:

  • 13h30: On nous prend à la station de métro Woodford (environ 40' de notre hôtel)
  • 15h00: Début des rencontres, On rentre dans l'histoire.
  • 19h00: Repas au club house concocté par des épouses de joueurs
  • 00h15: Dernier métro à Woodford.

Coaching:

Ce sera nos premiers matches avec les règles du quinze, de l'authentique, Notre coach Pascal T. aura un rôle primordial, on prévoit quelques réunions pour peaufiner l'aspect tactique, rien ne sera laissé au hasard, prévoyez des crampons longs pour terrain gras.

D'ores et déjà on se concentre sur le jeu, il faudra pousser, se déplacer vite en cas de coup de pieds pour couvrir tout le terrain, les ailiers auront un rôle d'arrière. Le troisième ligne centre devra couvrir son pack sur les renvois. Les flankers bloquent les couloirs, un vrai régal.. On compte sur vous pour soulever des points particuliers avant notre départ.

La chronique de not'président

09/09/05 - Contre les Anglais pas besoin de motivation, elle nous habite , on est déjà dans le match, il nous faut surtout de la contenance, ne pas sauter sur tout ce qui bouge dès la première seconde car on va se cramer et se faire cueillir en fin de match. On se rappellera qu'on a des neurones, qu'il faudra également produire du jeu, construire. Ils ont des grosses locos qui jouent sur des rails, à nous de compliquer l'aiguillage, on doit leur donner le tournis. J'espère juste que la coupure de l'été n'a pas été trop calorique. certains joueurs ont été exemplaires, plaquettes en béton, oeil vif, Claude a même perdu 200 grs malgré ses vacances au bercail, en Alsace, du jamais vu. mais on n'a pas vu tout le monde, le prochain entraînement. va être révélateur.

25/05/05 - On déplace plus de 25 Joueurs, du très lourd devant et de l'expérience derrière, Wanstead va tomber sur un os très dur à ronger.

On a rendez-vous avec notre histoire, on représentera la France. Il faut déjà penser à ce match, respect des fondamentaux, surtout en défense, il faudra bloquer des locos, on sait faire, et créer du désordre par du jeu rapide et des relances, à partir d'Aujourd'hui on travaille ça. On peut plaquer des armoires à la maison par exemple, Yann n'est pas concerné. __ Finalement nous partons à 35 et nous aurons une tripotée d'anniversaires à fêter ... moi je vous l'dis !__

Pour situer Wanstead

 plan des environs de Wanstead